- jack&bill
Créé en 2007, Jack&Bill est un collectif de trois jeunes artistes issus des Beaux-arts de Marseille : Fred Cave, Sylvain Couzinet-Jacques et Thomas Hauser. Par une volonté commune de montrer nos propres photos tout en se posant la question de leur diffusion, nous avons rejeté l'idée d'une pratique traditionnelle de la photographie. Nous situons nos enjeux plastiques au niveau du montage et non de la prise de vue. En utilisant l'image comme matière première, nous interrogeons son statut même.
Nos projets sont des collaborations avec des artistes invités et prennent la forme de laboratoires. À partir de différents thèmes de recherches définis, nous créons des propositions multi-media communes qui émanent directement de ces réflexions. Ces rencontres nous amènent à investir un champ d'action de plus en plus large et à appréhender des pratiques tels que le volume ou même la représentation scénique. Par ailleurs, nous menons un travail d'édition qui constitue la seule trace de ces projets éphémères.
- Video Video
avec Stéphane Degros et Briko2K
la Gare aux Gorilles, Paris
mai 2010
Il n'y a aucune objectivité dans la vision et l'œil ne se comporte pas comme un instrument optique. A partir de données physiologiques, le cerveau reconstitue un domaine qu'il connaît. Par l'étude des méchanismes de la vision, Video Video interroge l'écart entre la perception et l'interprétation des images.
Comment percevons-nous une image ? Comment le cerveau interprète ces signaux pour construire une « image » du réel ? Ne voit-on pas que ce que l'on a déjà vu ?
- Trois panneaux sur lesquels sont contre-collées trois parties d'une image. L'image n'est entièrement visible que d'un seul point de l'espace.
- Une projection au ras du sol, l'image apparaît déformée. Une caméra filme cette image à partir du point de projection et sur un mur l'image est re-projetée, rectifiée.
- Une vidéo faite au microscope à partir d'une image diapositive est projetée.
- Une image est projetée sur une autre image collée au mur. Devant, quatre panneaux de plexiglass s'actionnent pour créer une forme en ombre portée. Lorsque que l'on approche un flash de lumière se déclenche.
- Ars Ad Astra
la Gare aux Gorilles, Paris
avril 2010
Ars Ad Astra prend son nom de la première exposition d'art ayant eu lieu au-delà de la Terre, en 1995. Elle aborde par le prisme de l'astronomie et de la science des questionnements liés à l'image et la représentation.
L'imagerie scientifique est une tentative de représenter ce qui est inobservable par l'œil humain, elle représente des corps selon des critères définis au préalable. Dans quelle mesure une représentation est-elle subjective?
- Trois projecteurs diapositives projettent une éclipse en trois parties. Au sol douze miroirs reflètent la projection.
- Une télévision qui émet de la « neige » est tournée vers le mur. Un miroir au mur reflète une partie de l'écran.
- Quatre images encadrées au mur.
- Un collage de plusieurs tirages papier compose une grande image au mur.
- Lux Delux
avec Charlotte Ducousso, Théâtre de la Démesure, Joe Cave
la Gare aux Gorilles, Paris
janvier 2010
Lux Delux aborde l'intangibilité de l'image.
Qu'est-ce qu'une image?
Image vient d'imago qui en latin désignait les masques mortuaires.
La lumière de la projection ne prend forme que s'il y a support, comme une image latente, elle existe mais n'est visible que par un filtre perceptif qu'est la matière. Comment par différents dispositifs de monstration tels que la projection, l'édition, le texte... l'image s'inscrit dans la matière ?
- Un mur de briques de lait congelé, le lait fond. Une image y est projetée dessus.
- Une image est projetée sur un miroir et se reflète au plafond.
- Deux images projetées se superposent au mur, ainsi lorsqu'on circule devant et obstrue l'une d'elle, l'autre est révélée.
- Une image contre-collée au mur. Un portrait d'un homme, il est condamné à mort.
- Un compte à rebours défile. A son terme une coupure de courant a lieu. Dans le noir, une performance créée en écho à l'exposition a lieu. Lorsque l'on rallume plus aucune image n'est présente dans l'exposition.
- Feel The Disc Jockey
Swallow My Adventure
avec Yann Gerstberger
galerie RLBQ, Marseille
novembre 2008
Première tentative de confronter une pratique photographique à d'autres média, la galerie est investie comme un espace d'expérimentation où l'intégration des images au volume a pour but de créer une œuvre hybride. Les pièces sont la somme de deux visions où la mise en tension des dimensions, 2D/3D, tend à pousser l'un et l'autre médium hors de ses limites.
- Deux rideaux de bambous sont fixés sur une image contre-collée au mur.
- Trois matelas, chacun recouvert d'une image, sont fixés sur une structure en bois.
- Six matelas cousus ensemble tiennent debout en équilibre et recouvrent un mur de la pièce.
- Au sol, une palette est recouverte de tirages photo et dessins.
- Une structure de bois en losange encadre une image. Une image de cette même structure contre-collée au mur.